La conseillère en économie sociale et familiale (ESF) accompagne les personnes et les familles en difficulté pour améliorer leurs conditions de vie quotidiennes. Son rôle combine pédagogie, expertise administrative et travail en réseau : elle aide à gérer un budget, à accéder aux droits, à organiser le logement et à prévenir les ruptures sociales. Travailler comme conseillère ESF, c’est être à la fois une formatrice de terrain, une médiatrice et une référente technique pour des publics variés.
Missions principales et activités quotidiennes
La journée type d’une conseillère ESF varie selon le lieu d’exercice (association, collectivité, centre social, établissement de santé) mais comporte des missions récurrentes :
- Évaluation initiale des ressources et des dépenses du foyer, élaboration d’un budget prévisionnel personnalisé.
- Information et aide au montage de dossiers de demande d’aides sociales (CAF, aides au logement, aides d’urgence, aides locales).
- Animation d’ateliers collectifs sur le thème du budget, de l’alimentation, de la parentalité, du logement ou de la consommation.
- Accompagnement à la gestion du foyer : achats, économie d’énergie, prévention du surendettement.
- Médiation avec les créanciers, bailleurs ou services sociaux et orientation vers des partenaires spécialisés (assistantes sociales, juristes, structures de réinsertion).
- Rédaction de bilans, de comptes rendus et de projets personnalisés d’accompagnement ; participation aux réunions de suivi pluridisciplinaires.
Compétences et qualités requises
Le métier demande un équilibre entre connaissances techniques et qualités humaines. Parmi les compétences indispensables :
- Maîtrise des outils de calcul simple et d’élaboration de budget (tableur, fiches budgétaires).
- Connaissance du droit social et des dispositifs d’aide (RSA, APL, aides départementales, droits à la santé).
- Capacités pédagogiques pour transmettre des gestes et des savoirs pratiques (cuisine économique, gestes ménagers, tri).
- Qualités relationnelles : écoute active, empathie, patience et respect de la confidentialité.
- Capacité à travailler en réseau et à coordonner des actions avec des partenaires locaux.
- Organisation, rigueur administrative et sens de la pédagogie écrite pour produire des bilans clairs.
Formations et parcours d’accès
Plusieurs voies permettent de devenir conseillère ESLe diplôme d’État de conseiller en économie sociale et familiale (DE CESF) est la voie la plus reconnue, mais des alternatives existent :
- BTS Économie Sociale et Familiale : formation post-bac en deux ans, souvent en alternance, qui prépare aux bases techniques et pédagogiques du métier.
- Diplôme d’État CESF : parcours professionnalisant, parfois accessible après un concours ou sur dossier selon les centres de formation.
- Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) : pour les personnes ayant une expérience significative dans le secteur, possibilité d’obtenir le diplôme sans suivre la formation complète.
- Formations continues et modules thématiques : alimentation, gestion budgétaire, médiation familiale, accessibles via le CPF ou les dispositifs régionaux.
Le financement peut être assuré via le CPF, les aides régionales, Pôle emploi ou les dispositifs d’alternance. Il est conseillé de prendre contact avec un centre de formation, un CIO ou une mission locale pour préciser le parcours adapté à son profil.
Salaire et évolutions professionnelles
Le salaire varie selon le statut (association, structure privée, collectivité territoriale) et l’expérience. À titre indicatif :
| Statut | Salaire débutant brut | Après 5 ans |
|---|---|---|
| Association / structure privée | ≈ 1 700 à 1 900 € | ≈ 1 900 à 2 300 € |
| Collectivité territoriale / fonction publique | ≈ 1 800 à 2 000 € | Variable selon l’échelon et concours |
Les évolutions possibles passent par la spécialisation (prévention du surendettement, logement, enfance), la prise de responsabilité (coordination d’équipe, chef de projet) ou le passage à des fonctions d’encadrement dans le secteur social. L’expérience et la formation continue facilitent l’accès à des postes à responsabilités et à des rémunérations supérieures.
Conseils pratiques pour se lancer
Pour construire son projet professionnel :
- Réaliser des stages ou du bénévolat dans des centres sociaux ou associations pour confronter la théorie au terrain.
- Rencontrer des conseillères ESF en poste pour mieux comprendre les réalités du métier et les conditions de travail.
- Se renseigner sur les financements possibles pour la formation (CPF, aides régionales, Pôle emploi) et préparer un dossier VAE si vous avez de l’expérience.
- Développer des compétences transversales (communication, animation, informatique) pour renforcer son employabilité.
Le métier de conseillère ESF est exigeant mais profondément concret : il permet d’agir directement sur l’amélioration du quotidien des personnes et d’avoir un impact social visible. Si vous aimez l’intervention de proximité, la pédagogie et le travail en partenariat, ce métier peut être un choix professionnel riche et durable.





